Mon potager au naturel

Tout a commencé avec l’envie d’avoir une maison. Cette maison, je la voyais simple et accueillante, mais surtout avec un grand jardin pour que mes chiens s’y défoulent, de la place pour planter des arbres fruitiers et avoir un potager. J’ai toujours adoré les potagers. Il y avait celui de mes parents tout d’abord, puis celui de ma grand-mère, très grand et généreux, dans lequel j’adorais passer du temps et faire des récoltes. C’est alors tout naturellement que j’ai décidé d’avoir mon propre potager.

Et au delà de l’aspect rustique et sympathique du potager, j’avais envie de pouvoir être un petit peu autonome. Etre au contact de la terre, faire des réserves pour l’hiver, cultiver mes légumes le plus simplement possible en apprenant des mes erreurs et en respectant la nature. C’est ce dont je vais vous parler aujourd’hui, en toute humilité puisque je suis encore tout à fait novice dans ce domaine et j’apprends encore tous les jours.

Cultiver un jardin naturellement, c’est apprendre à respecter les saisons, c’est décider de cultiver un petit morceau de terre qui ne nous appartient pas totalement, c’est donc apprendre à le partager avec les autres êtres vivants qui vivent dans le jardin. Et ce n’est pas toujours une cohabitation facile au début.

 

 

 

Dans cet article, je vais vous expliquer mes astuces pour arroser, entretenir, enrichir un potager mais aussi comment cohabiter avec toutes les espèces du jardin. Je ne parlerai pas de compost puisque j’en suis à mes tout débuts dans ce domaine et je ne l’utilise pas encore pour entretenir le potager. Je ne parle pas non plus de permaculture puisque je fais un peu mon potager à l’instinct, et aussi beaucoup en écoutant les conseils de mes parents. Néanmoins, je pense me documenter plus cet hiver à ce sujet pour pouvoir mettre d’autres méthodes naturelles en place l’année prochaine.

 

L’entretien

Quand nous sommes arrivés dans la maison, la jardin était un véritable espace pour les mauvaises herbes en tout genre. On dit “mauvaises herbes” parce qu’elles piquent, grattent et poussent sans aucune invitation. Je parle ici de pissenlits, chardons, orties et j’en passe… Mais elles ne sont pas là pour rien, elles participent à la biodiversité naturelle et même si on peut utiliser quelques méthodes pour les limiter, autant apprendre à vivre avec plutôt que de vouloir avoir un jardin nickel, à la pelouse impeccable (mais aussi sans vie selon moi). Du coup, dans notre cas, nous avons utilisé du vinaigre blanc, du gros sel et de l’huile de coude pour éclaircir un peu tout ça !

La première astuce consiste à extraire la mauvaise herbe avec sa racine et de verser du gros sel dans l’orifice crée dans la terre, ainsi la mauvaise herbe ne repoussera pas. Vous pouvez aussi mélanger du vinaigre blanc et du gros sel pour pulvériser vos bordures de maison. Cette astuce est assez longue puisqu’il faudra y revenir à plusieurs reprises, mais au bout de quelques semaines, les mauvaises herbes jauniront et disparaitront.

Ces méthodes sont naturelles, mais pas sans danger ! En effet, à haute dose, le gros sel et le vinaigre peuvent perturber l’équilibre de votre terre… Voici pourquoi je vous conseille de vous limiter dans cette opération et d’apprendre à vivre avec un pelouse imparfaite mais riche et vivante !

N’oubliez pas que plus un jardin est diversifié, plus les visiteurs naturels le seront aussi (insectes, papillons, rampants…) et plus cet espace sera sain. Je suis pour ma part ravie de voir les taupes faire des mottes de terre dans mon jardin, d’y trouver des hérissons et pleins d’oiseaux différents !

Pour le potager, rien de chimique, seulement de l’huile de coude et de bons outils (grattoirs, binettes et compagnie) pour retirer les mauvaises herbes et permettre aux plants de se développer à leur aise. Vous remarquerez aussi que je ne parle absolument pas d’engrais. Effectivement, mon potager n’en a vraiment pas besoin ! Par contre, pour l’année prochaine, je ferai certainement du purin d’orties pour fortifier mes plantes.

Pour résumer :

  • du vinaigre blanc
  • du gros sel
  • de l’huile de coude
  • des bons outils

 

Economiser l’eau

Avoir un potager, c’est de l’entretien et c’est coûteux en eau ! A l’heure où l’eau est une ressource inestimable et essentielle à notre vie sur terre, il est de notre devoir de l’économiser et de l’utiliser à bon escient. C’est quelque chose avec laquelle je ne transige pas et je suis hyper exigeante à ce sujet.

Dans un premier temps, nous avons installé deux réservoirs à eau de pluie dans notre jardin, dont un est raccordé directement à une gouttière. Autant vous dire qu’avec les temps très humide du mois de mai, je n’ai pas une seule fois eu besoin d’arroser mon jardin et les réservoirs se sont remplis à vitesse grand V. En quelques jours, c’est plus de 300 L qui se sont accumulés et c’est un sacré bénéfice pour le potager. En plus de l’eau de pluie, nous avons à cœur de ne pas gaspiller l’eau potable de notre maison. Nous récupérons l’eau de nos douches dans un seau (en attendant d’avoir de l’eau chaude, se sont parfois des litres de perdus !), l’eau utilisée pour laver les fruits et légumes est également réutilisée. Cette eau n’est pas la plus saine pour le potager, mais dans un souci de non gaspillage, nous la reversons quand même dans nos réservoirs pour l’utiliser par la suite pour arroser le potager et les plantes d’intérieur. (nous utilisons aussi cette eau pour remplir le réservoir de nos toilettes). A l’année, rien qu’en récupérant l’eau des douches, c’est presque 1000 litres d’eau économisé dans notre foyer de deux personnes !

En ce qui concerne directement le jardin, je vous conseille d’utiliser le paillage pour maintenir un milieu humide autour de vos plants mais aussi de gratter régulièrement la terre autour de vos plants. Pour le paillage, conserver l’herbe de vos tontes et laissez-la sécher à l’air libre avant de l’utiliser dans votre jardin. C’est très efficace autour des jeunes arbres fruitiers mais aussi autour des plantes de fraises, tomates et salades… Attention tout de même, un terrain trop humide favorise la venue de nombreux êtres rampants dont nous reparlerons plus tard, mais peut aussi créer un espace trop humide favorable à la pourriture. Vérifiez donc régulièrement vos plants pour vous assurer de leur bonne santé.

Contrairement à ce que je pensais, il ne faut pas arroser quotidiennement le potager. En période de pousse, il faut veiller à garder une certaine humidité c’est certain, mais une fois la plante forte et solide, trop l’arroser la rendrait plus fainéante qu’autre chose. L’arroser avec parcimonie la force à chercher de l’eau par elle même en profondeur en renforçant ses racines et en devenant plus résistante. Ce qui vous sera utile pour vos futurs semis ! En période de forte chaleur comme c’est le cas en ce moment, je surveille simplement quotidiennement mon potager et j’arrose ceux qui semblent le plus souffrir de la chaleur, mais vraiment très légèrement.

Pour résumer :

  • pailler ses plants et arbres fruitiers
  • récupérer l’eau de pluie et l’eau de la maison (eau des douches, eau utilisée pour laver les légumes…)
  • surveiller la météo
  • laisser la nature faire

 

Avoir de bonnes relations de voisinage

Nous allons parler ici des limaces ! Ces petits êtres rampants et visqueux qui sont la terreur des potagers. Surtout pour le cultivateur en fait, parce qu’en réalité, ces petites bêtes sont très utiles pour le potager. J’ai lu quelque part, mais je ne retrouve plus le lien, que la bave des limaces contient des protéines et des glucides qui sont bénéfiques pour les plantes. Dans tous les cas, les tuer reviendrait à les éliminer de la chaîne alimentaire et causerait bien plus de dégâts pour l’environnement que le simple fait de se débarrasser d’elles. Les limaces sont en effet mangées par les oiseaux et les hérissons pour ne citer qu’eux, qui ne viendront plus rendre visite à votre jardin si aucune nourriture ne s’y trouve.

Cette année, j’ai vraiment eu une invasion de limaces. Par centaines, partout. Elles venaient même jusqu’au baies vitrées de ma maison, laissent un merveilleux sillon gluant sur mes vitres. Le bonheur. Et concernant le jardin, il y a eu beaucoup de dégâts, à tel point que je commençais à envisager des méthodes plus radicales. Mais je me suis vite calmée, pour les raisons citées plus haut.

 

De ce fait, j’ai trouvé des alternatives naturelles et elles ont plutôt bien fonctionnées ! Tout d’abord, pour lutter contre les limaces naturellement, il faut simplement les détourner du potager, les empêcher de s’y déplacer. Premièrement, j’ai utilisé des cendres de bois qui sont plutôt efficaces puisqu’elles détestent ramper dessus mais à renouveler entre chaque pluie donc assez contraignant. J’ai aussi utilisé la manière “d’extraction manuelle”, c’est à dire que chaque soir, au moment où les limaces sortent de leur cachette, je prenais un seau et je les cueillais une par une, pour pouvoir ensuite les déposer plus loin. (j’ai lu quelque part qu’elles parcourent environ 30 mètres par jour) C’est une pratique contraignante, bien que quelque peu méditative, mais assez efficace !

Le plus efficace que j’ai trouvé, c’est de brouiller leur odorat pour leur faire fuir mon potager. En effet, les limaces sont très sensibles aux odeurs, donc j’ai saupoudré du café autour des plantes fragiles et miracle, ça fonctionnait parfaitement ! Dans le même esprit, j’ai planté de la lavande et des fleurs de capucines dans mon potager, ce sont des plantes réputées pour les faire fuir. (je rajouterai de la menthe et de la sauge l’année prochaine) J’ai aussi remarqué que les limaces ne venaient jamais sur mes plants des tomates, j’ai donc pris l’habitude de déposer des feuilles de tomates  que j’avais taillées autour des plantes fragiles et c’est très efficace aussi.

Contre les attaques de pucerons, notamment sur mes plants de fèves, j’ai utilisé une solution d’eau + savon noir qui s’est avéré très efficace en prévention.


 

J’espère que mes petits conseils vous auront été utiles. Comme je l’ai dit plus haut, c’est mon premier vrai potager et j’apprends encore beaucoup.  Mais je suis contente de voir que la nature fait bien les choses si on intervient peu ! Après tout, elle se débrouille bien sans nous depuis des millénaires…



4 thoughts on “Mon potager au naturel”

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